Portrait d’un coach jardinier

Sur le toit du HangArt Créatif le 25 mars 2021

« Je m’appelle Henri-Pierre. Je suis un gars du Nord, fier de mes racines. J’ai cinquante ans et des brouettes. J’ai travaillé pendant 25 ans en entreprise, sur Villeneuve d’Ascq, où j’ai été formateur, animateur de séminaire, coach auprès de collaborateurs et d’équipes, dans les domaines des ressources humaines.

Il y a un an et demi, j’ai changé de cap et je suis revenu aux sources de mes études :  la nature et la protection de l’environnement.  J’ai passé une année en maraichage bio à Houplines et obtenu un Brevet Professionnel de Responsable agricole à Genech. Cela a été l’occasion de m’investir encore plus dans mon potager que je bichonne depuis 10 ans, en faisant encore plus attention à la biodiversité, la terre, les plantes … et en prenant toujours autant de plaisir d’être à l’air libre et les mains dans la terre. C’est une passion.

Quoi de plus chouette, pour moi, aujourd’hui que de concilier mes différentes expériences pour vous accompagner, co-construire des moments ensemble, tout en prenant soin d‘un potager, à faire vivre. De belles aventures en perspective pour cette nouvelle saison, je vous attends avec beaucoup de plaisir »

Coach jardinier, Henri-Pierre accompagnera chaque jeudi un groupe de salariés sur la création d’un potager collectif pour partager toutes les compétences et les notions nécessaires à la gestion d’un tel “outil” au fil des saisons.

Ce projet bénéficie d’un appui du comité RSU*

Pourquoi un potager sur le lieu de travail ?

  • Pour créer du lien social :

Comment ? En offrant un nouveau lieu en extérieur où il est possible de dialoguer, de rencontrer et d’échanger avec des collègues ;

  • Pour rapprocher l’humain de la nature par des temps de pause.

Comment ? En prenant soin des plantes, en arrosant les fleurs, en semant, etc.

  • Pour permettre de se ressourcer sur son lieu de travail, de relâcher la charge mentale et retourner au bureau l’esprit renouvelé.

Comment ? La simple vue des plantes produirait un effet bénéfique sur le corps.

“Une étude anglaise montre qu’une immersion dans un jardin présentant une grande diversité d’espèces végétales améliore les capacités cognitives.” La Théorie des Environnements Restaurateurs d’Attention soutenue par Rachel Kaplan (chercheuse en psychologie environnementale) apporte une explication. Elle suppose que des espaces naturels riches en biodiversité mettent au repos notre attention volontaire, et engage une autre forme d’attention, involontaire, qu’elle appelle la « fascination ». Le repos mental ainsi procuré par une immersion dans une nature foisonnante, améliore nos capacités de réflexion et de prise de recul.

De plus “Les travaux de Roger S. Ulrich et Robert F. Simons en 1991 ont démontré que le fait d’observer des plantes conduisait à une baisse de niveau de stress mesurée par des changements physiologiques rééquilibrage du rythme cardiaque, baisse de la pression artérielle et de la tension musculaire. Cette amélioration apparaît dans les 4 à 6 minutes qui suivent le contact visuel avec le végétal.”

  • Pour prendre du temps pour soi.

Comment ? En s’accordant du temps dans l’apprentissage d’une nouvelle discipline : le jardinage avec un coach qui permettra de stimuler nos 5 sens :

La vue : observer et admirer les couleurs des plantes, etc. ;

Le toucher : émietter la terre, tenir les graines, des plus petites aux plus impressionnantes, des plus douces aux plus rugueuses ;

L’odorat : le parfum des fleurs du potager, des plantes aromatiques… ;

Le goût : après le plaisir de l’entretien et de la gestion du potager place à la récolte et à la dégustation de ses productions ;

L’ouïe : le vrombissement des abeilles et autres pollinisateurs sans qui tout ceci n’existerait pas !

* le Comité RSU, animé par le Vice-Recteur en charge de la Responsabilité Sociétale d’Université, réunit les directions des services de l’ICL (DGS, DGDS, DPI, DRH, DMG, DSI…) pour mettre en œuvre des équipements et de nouveaux services de mobilité, de gestion énergétique des bâtiments, de gestion des déchets ou encore sur la biodiversité. Le tout notamment dans le cadre de Live TREE, avec une vocation pédagogique ou expérimentale. Le comité est à l’écoute des porteurs de projets qu’il peut accompagner pour faciliter de nouvelles innovations.

Sources :

https://www.cielmonradis.com/blog/jardiner-au-bureau-pour-mieux-travailler/#:~:text=Les%20travaux%20d’Ulrich%20et,et%20de%20la%20tension%20musculaire ;

https://link.springer.com/chapter/10.1007/978-1-4613-3539-9_4 ;

https://www.sciencedirect.com/science/article/abs/pii/0272494495900012 ;