Archives pour la catégorie Newsletter Côté Facs Green

Des serveurs informatiques plus économes et plus verts

Jusqu’à présent, les serveurs informatiques  étaient hébergés dans nos propres locaux. Le stockage des données informatiques relevant de la plus haute importance, les salles avaient été aménagées pour optimiser leur sécurité. Aujourd’hui, cette solution interne n’est plus suffisante.

D’une part, les deux sous-sols se trouvent en zones inondables avec des réseaux de canalisations traversant (ce qui pose un risque important en cas de rupture) et d’autre part les risques d’incendie ne sont pas nuls.

La Direction des Services Informatiques a donc opté pour une solution externe répondant à bon nombre de critères de bonnes pratiques de stockage, et de surcroît plus écologiques.

Nos serveurs seront ainsi hébergés dans le data center de la société CIV sur le site de Sainghin-En-Mélantois. Ce choix va nous permettre de mieux et moins consommer.

En premier lieu, la consommation énergétique des serveurs, déportée dans ce data center qui tourne à plein régime, sera optimisée. On estime que la consommation en watts sera divisée par 8. Deuxièmement, le matériel informatique pour les solutions de stockage et les serveurs est remplacé par des machines plus puissantes qui prennent moins de place.  Le tarif mensuel d’hébergement chez CIV représente une somme modique en comparaison aux travaux que nous aurions dû engager pour assurer la sécurité de nos données.

CIV se revendique aussi comme un Data Center qui respecte l’environnement. Doté de nombreux panneaux solaires, l’énergie ainsi produite est réinjectée dans leur réseau électrique interne en autoconsommation. La société envisage de récupérer également la production locale d’énergie d’un petit parc éolien. La chaleur des serveurs est refroidie grâce à un circuit d’eau tempérée. Les calories récupérées permettent à CIV de proposer aux entreprises voisines de profiter de cette eau tiède pour leur système de chauffage type (Pompe à chaleur) ou encore pour la production d’alicament.

Au Rizomm, une terrasse expérimentale nouvelle version

Par Lucas Laplante, étudiant en master en écologie opérationnelle (FGES)

Le Rizomm

Au travers d’un projet Pim’s (projet inter masters de la FGES), des étudiants travaillent sur un projet d’aménagement de la terrasse en trois espaces distincts : un espace atelier qui servira à préparer les expériences et stocker le matériel, un espace d’expérimentation pouvant accueillir les modules personnalisables et enfin d’un espace détente où se reposer en toute convivialité. 


En raison des mesures sanitaires et des cours en distanciel, le projet porté par les étudiants n’a pas encore vu le jour et la terrasse est pour le moment non aménagée. Malgré ce contexte particulier, un projet d’installation de jardin pourrait y voir le jour. Chaque usager du lieu, sera invité à participer à son entretien.


La terrasse n’est pas uniquement accessible aux étudiants du projet Pim’s. Si vous désirez les aider dans leur démarche ou y faire vos propres expérimentations, vous pouvez contacter Yohann ROGEZ, responsable du projet :  yohann.rogez@univ-catholille.fr

L’accès à cet espace est réglementé, il est accessible entre 8h et 18h après ouverture de la porte d’accès et suivant l’emploi du temps du responsable.

Crédit photo : Guillaume Leroy

Portrait d’un coach jardinier

Sur le toit du HangArt Créatif le 25 mars 2021

« Je m’appelle Henri-Pierre. Je suis un gars du Nord, fier de mes racines. J’ai cinquante ans et des brouettes. J’ai travaillé pendant 25 ans en entreprise, sur Villeneuve d’Ascq, où j’ai été formateur, animateur de séminaire, coach auprès de collaborateurs et d’équipes, dans les domaines des ressources humaines.

Il y a un an et demi, j’ai changé de cap et je suis revenu aux sources de mes études :  la nature et la protection de l’environnement.  J’ai passé une année en maraichage bio à Houplines et obtenu un Brevet Professionnel de Responsable agricole à Genech. Cela a été l’occasion de m’investir encore plus dans mon potager que je bichonne depuis 10 ans, en faisant encore plus attention à la biodiversité, la terre, les plantes … et en prenant toujours autant de plaisir d’être à l’air libre et les mains dans la terre. C’est une passion.

Quoi de plus chouette, pour moi, aujourd’hui que de concilier mes différentes expériences pour vous accompagner, co-construire des moments ensemble, tout en prenant soin d‘un potager, à faire vivre. De belles aventures en perspective pour cette nouvelle saison, je vous attends avec beaucoup de plaisir »

Coach jardinier, Henri-Pierre accompagnera chaque jeudi un groupe de salariés sur la création d’un potager collectif pour partager toutes les compétences et les notions nécessaires à la gestion d’un tel “outil” au fil des saisons.

Ce projet bénéficie d’un appui du comité RSU*

Pourquoi un potager sur le lieu de travail ?

  • Pour créer du lien social :

Comment ? En offrant un nouveau lieu en extérieur où il est possible de dialoguer, de rencontrer et d’échanger avec des collègues ;

  • Pour rapprocher l’humain de la nature par des temps de pause.

Comment ? En prenant soin des plantes, en arrosant les fleurs, en semant, etc.

  • Pour permettre de se ressourcer sur son lieu de travail, de relâcher la charge mentale et retourner au bureau l’esprit renouvelé.

Comment ? La simple vue des plantes produirait un effet bénéfique sur le corps.

“Une étude anglaise montre qu’une immersion dans un jardin présentant une grande diversité d’espèces végétales améliore les capacités cognitives.” La Théorie des Environnements Restaurateurs d’Attention soutenue par Rachel Kaplan (chercheuse en psychologie environnementale) apporte une explication. Elle suppose que des espaces naturels riches en biodiversité mettent au repos notre attention volontaire, et engage une autre forme d’attention, involontaire, qu’elle appelle la « fascination ». Le repos mental ainsi procuré par une immersion dans une nature foisonnante, améliore nos capacités de réflexion et de prise de recul.

De plus “Les travaux de Roger S. Ulrich et Robert F. Simons en 1991 ont démontré que le fait d’observer des plantes conduisait à une baisse de niveau de stress mesurée par des changements physiologiques rééquilibrage du rythme cardiaque, baisse de la pression artérielle et de la tension musculaire. Cette amélioration apparaît dans les 4 à 6 minutes qui suivent le contact visuel avec le végétal.”

  • Pour prendre du temps pour soi.

Comment ? En s’accordant du temps dans l’apprentissage d’une nouvelle discipline : le jardinage avec un coach qui permettra de stimuler nos 5 sens :

La vue : observer et admirer les couleurs des plantes, etc. ;

Le toucher : émietter la terre, tenir les graines, des plus petites aux plus impressionnantes, des plus douces aux plus rugueuses ;

L’odorat : le parfum des fleurs du potager, des plantes aromatiques… ;

Le goût : après le plaisir de l’entretien et de la gestion du potager place à la récolte et à la dégustation de ses productions ;

L’ouïe : le vrombissement des abeilles et autres pollinisateurs sans qui tout ceci n’existerait pas !

* le Comité RSU, animé par le Vice-Recteur en charge de la Responsabilité Sociétale d’Université, réunit les directions des services de l’ICL (DGS, DGDS, DPI, DRH, DMG, DSI…) pour mettre en œuvre des équipements et de nouveaux services de mobilité, de gestion énergétique des bâtiments, de gestion des déchets ou encore sur la biodiversité. Le tout notamment dans le cadre de Live TREE, avec une vocation pédagogique ou expérimentale. Le comité est à l’écoute des porteurs de projets qu’il peut accompagner pour faciliter de nouvelles innovations.

Sources :

https://www.cielmonradis.com/blog/jardiner-au-bureau-pour-mieux-travailler/#:~:text=Les%20travaux%20d’Ulrich%20et,et%20de%20la%20tension%20musculaire ;

https://link.springer.com/chapter/10.1007/978-1-4613-3539-9_4 ;

https://www.sciencedirect.com/science/article/abs/pii/0272494495900012 ;

Biomimétisme

Depuis deux ans, a été lancé, au sein de l’Université Catholique de Lille, un groupe de travail afin de diffuser les concepts du biomimétisme auprès des enseignants-chercheurs et des étudiants.

Ce groupe a associé des enseignants-chercheurs de la FGES déjà sensibilisés à ce sujet, ainsi que d’autres collègues de l’ICL. Puis il a été élargi à des organisations du territoire (monde académique, acteurs économiques) afin de lancer une dynamique régionale.

Cette démarche mobilise l’expertise du Ceebios, organisme expert sur les questions du biomimétisme auquel l’ICL a adhéré en 2020. L’ICL et Junia ont organisé avec le Ceebios le 30 novembre 2020 un webinaire dans le cadre des Rencontres régionales recherche & Innovation. Dans un premier temps, Kalina Raskin, directrice du Ceebios, a présenté les concepts du biomimétisme.

C’est une approche qui consiste à s’inspirer du vivant pour créer des systèmes et des solutions techniques compatibles avec la biosphère et répondant aux exigences du développement soutenable, sous forme de services, d’organisation, de produits, d’architecture, de structure…

Au-delà du champ technologique, le vivant peut aussi inspirer les organisations humaines. Dans un deuxième temps, ont été présentés plusieurs exemples d’application dans la région Hauts-de-France avec le témoignage d’une entreprise, d’acteurs de la formation et de la recherche, d’un pôle de compétivité (Euramatérials) et d’une institution (Adème).

L’enjeu, à la suite de cet événement, est de renforcer la dynamique régionale sur le biomimétisme et pour l’Université Catholique, d’intégrer plus largement ce thème dans la formation et dans la recherche, ainsi que dans le déploiement du programme Live Tree.

Loïc Aubrée