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Découverte révolutionnaire : La goutte, une affaire de génétique plutôt que de diététique

Dans le domaine médical, une percée majeure vient d’être réalisée par des chercheurs lillois, détrônant ainsi les idées préconçues sur la goutte. Cette maladie, traditionnellement associée à la gastronomie et à une consommation excessive d’alcool, se révèle être avant tout une question de génétique, selon une étude menée en Polynésie. Le Professeur Tristan Pascart, chef de service en rhumatologie au GHICL de Lille, le confirme : “Ce n’est pas du tout une question de régime, mais bel et bien de facteurs génétiques“, affirme-t-il, marquant ainsi une avancée mondiale dans le domaine médical.

Une remise en question nécessaire

L’étude menée en Polynésie par les chercheurs lillois du GHICL révèle que la goutte est bien plus répandue qu’on ne le pensait, touchant jusqu’à un adulte sur quatre dans la région. Cette fréquence anormalement élevée a poussé les chercheurs à reconsidérer les causes de la maladie, mettant en lumière des taux d’acide urique dans le sang particulièrement élevés, bien au-delà des habitudes alimentaires locales. “La piste génétique était inévitable“, explique le Pr Tristan Pascart, soulignant ainsi le besoin de repenser les préjugés qui entourent cette pathologie.

La génétique au premier plan

Une étude portant sur un échantillon de 1 000 personnes a été menée, révélant deux gènes défaillants liés à la goutte. Le premier concerne le transport de l’acide urique, tandis que le second est associé aux inflammations. Cette découverte ouvre la voie à de nouveaux traitements, avec l’espoir de mieux comprendre et de mieux prendre en charge cette maladie.

Dépasser les stigmatisations

Cette avancée médicale permet également de remettre en question les stigmatisations entourant la goutte. Souvent perçue comme une maladie auto-infligée, elle a parfois été négligée par les professionnels de santé et mal vécue par les patients. Pourtant, cette maladie n’est en aucun cas liée à un comportement fautif de la part des individus qui en souffrent. Cette étude lilloise ouvre la voie à une meilleure prise en charge pour les quelque 600 000 patients français touchés par la goutte, dont des milliers dans la région.

Vers de nouveaux traitements

Outre la goutte, une autre découverte significative a été réalisée concernant la pseudogoutte, une affection courante chez les personnes âgées. Une étude comparative des effets de deux médicaments couramment prescrits, la colchicine et la cortisone, a révélé que cette dernière produisait moins d’effets secondaires, faisant ainsi d’elle le traitement de choix pour soulager les patients.

Cette avancée marque une étape cruciale dans la compréhension et la prise en charge des maladies rhumatismales, ouvrant la voie à de nouveaux espoirs pour les patients et les professionnels de santé.