Archives mensuelles : avril 2021

Découvrez les témoignages « Carêment solidaires » de Maximilien et Marc-Aurélien

Par Margaux Sens, Chargée de développement marketing opérationnel, Mécénat et Fondations

Face aux bouleversements dans leur quotidien provoqués depuis un an par la pandémie, les étudiants de la Catho se sont toutefois adaptés et ont su réinventer progressivement leur vie étudiante et associative. Faisant preuve d’audace et de créativité, ils sont plus que jamais une réelle promesse d’avenir. En dépit des épreuves, leur volonté de poursuivre leur engagement associatif et de devenir les acteurs du changement du territoire pour un monde meilleur, est restée intacte !

Toujours à leurs côtés, le Fonds de l’Engagement Étudiant financé par La Fondation de La Catho, encourage et accompagne l’ensemble des projets entrepreneuriaux et solidaires de ses étudiants.

Découvrez deux projets d’engagement étudiant guidés par cette valeur qui nous est chère, le « prendre soin » via le témoignage de Maximilien, étudiant à l’ISA Lille et Marc-Aurélien, Président de la Fédé.

L’Agoraé

Faire vivre la solidarité par et pour les étudiants

« L’AGORAÉ est une épicerie solidaire, créatrice de liens et de solidarité.
Avec la crise du Covid, beaucoup de jobs étudiants ont disparu, générant une augmentation sensible de la précarité étudiante. Avant la crise sanitaire, l’AGORAÉ comptait 60 bénéficiaires, aujourd’hui ils sont 136 !
Pour répondre à ces besoins croissants, nous avons été contraints de réinventer l’Agoraé.
Les conditions d’admission ont été simplifiées et les conditions d’accès des bénéficiaires assouplies pour accueillir et prendre soin de chaque nouvel étudiant. Nous avons adapté le circuit de distribution aux contraintes sanitaires en mettant en place le click&collect, et, grâce aux frigos financés par les donateurs de la fondation de la Catho, nous avons pu proposer des produits frais et variés aux étudiants et contribuer ainsi à améliorer et équilibrer leurs repas.

Par ailleurs, parce que les étudiants passent plus de temps dans leur logement, l’AGORAÉ se doit de relever un nouveau défi. Nous souhaitons diversifier l’offre en distribuant des produits d’hygiène, de bien-être et de confort. L’AGORAÉ doit aussi se transformer pour être plus accueillante, plus chaleureuse, plus conviviale et offrir davantage de confidentialité aux nouveaux bénéficiaires, en particulier lors de leur inscription.
En soutenant la fondation de la Catho de Lille, vous nous permettrez de prendre soin des étudiants les plus fragiles en répondant à la fois à leur besoin de se nourrir, et à celui, plus que jamais essentiel de prendre soin de leur corps et de leur bien-être, afin d’être plus forts pour surmonter les effets désastreux du « tout en distanciel ». Merci d’avance pour votre soutien. »

« Quand on prend soin des plus fragiles, on vit une expérience formidable où donner nous apporte autant que recevoir »

L’Association Magdala

Prendre soin des plus fragiles par l’Engagement étudiant

« Je suis étudiant à l’ISA. Je suis bénévole de Magdala, une association fondée en 1986 par Soeur Irène Devos, professeur à la Catho de Lille. la Fondation de la Catho soutient Magdala pour favoriser et développer l’engagement étudiant.
Depuis la crise du Covid, mon engagement associatif me permet de compenser l’absence de vie sociale et étudiante et de pratiquer une activité porteuse de sens, en parallèle de mes études. Je suis très attaché à l’action de Magdala, dont la devise est « Lève-toi et marche ».

Elle est la promesse qu’à travers le prendre soin on peut donner aux personnes coupées de la société les moyens d’être acteurs de leur vie pour qu’ils y retrouvent leur place.

Ces personnes sont très sensibles à la présence des jeunes. En tant qu’étudiant bénévole, mon rôle est de créer du lien entre les étudiants et les sans-abris pour qu’ils reçoivent toute la chaleur humaine et toute l’attention qui leur permettent de tenir.
Toutefois, aujourd’hui, nous vivons un terrible paradoxe… au plus haut pic de la crise et du risque de voir des bénéficiaires s’éloigner de l’emploi, les programmes doivent accueillir moins de monde pour respecter les contraintes sanitaires. Avec davantage de moyens, Magdala pourrait organiser plus d’ateliers de réinsertion avec moins de bénéficiaires, afin d’éviter le décrochage injuste de celles et ceux qui, comme le témoigne Nathalie, restent sur le chemin du retour vers l’emploi. »

« M’engager avec Magdala me permet de vivre une expérience humainement riche entre mes cours et ma chambre d’étudiant »

Laurent Delaby, prix du Bien Commun 2020

Laurent Delaby est directeur général du GHICL (Groupement des hôpitaux de l’Institut Catholique de Lille) depuis 2011. Le GHICL dispose de 1 000 lits ainsi qu’un groupe Ephad de 640 résidents et il regroupe près de 3 000 salariés. Laurent a fait ses études à l’IESEG qui fait partie du groupe de l’Institut Catholique de Lille. Après un service militaire en contrôle de gestion à l’Hôpital d’instruction des Armées de Saint Mandée, il rejoint le Groupement des hôpitaux de l’Institut Catholique de Lille en tant que Directeur Adjoint. En 2011, il devient Directeur général et rejoint en 2014 les Entrepreneurs et Dirigeants Chrétiens. Pour lui, « soigner passe par la relation ». Il met tout en œuvre pour que les personnes soignées soit accueillies et protégées, à commencer par les plus fragiles.

Il est décrit par ses collaborateurs comme un manager éclairé et humaniste. Il assume une vision chrétienne du rapport à l’autre en portant une attention particulière au bien commun et aux enjeux de société caractéristiques du catholicisme social. Il a su conduire remarquablement l’ensemble hospitalier qui lui est confié, en particulier durant la crise sanitaire du Covid-19.

+ sur les spécificités de « La Catho » de Lille : elle est la seule université privée associative de France à avoir une faculté de médecine et Maïeutique. Et pour ce faire, il faut avoir des établissements qui servent de support hospitalier pour continuer l’enseignement. Le GHICL a un modèle économique spécifique : tout en ne pratiquant aucun dépassement d’honoraire et ayant une vraie mission de service public, les finances restent équilibrées. Le GHICL est un acteur incontournable du tiers secteur, entre le public et le privé lucratif.

Didier Peillon, directeur du mécénat de l’Université catholique de Lille, membre de l’équipe EDC Lille Talents : « Laurent a toujours considéré son travail de dirigeant en mettant au cœur de sa démarche la rentabilité au service de la vulnérabilité. Ce prix vient couronner à la fois son engagement personnel mais également le travail de l’ensemble du personnel des hôpitaux. C’est la preuve que le cœur de la mission des chrétiens, l’intégration de la fragilité et de la vulnérabilité, n’est pas un vague horizon mais peut être un objectif atteignable »

Comme le dit à l’occasion Laurent Delaby, il convient de « prendre soin de la personne, prendre soin de son équipe, prendre soin de son hôpital ».

Sources : https://www.fondation-edc.org/decouvrez-les-laureats-2020-de-la-fondation-des-edc/

Travaux : Le Campus s’agrandit !

Extension à l’horizontale et à la verticale

La construction de l’immeuble ESPOL

La construction de ce nouveau bâtiment (tant attendu) sur le boulevard Vauban débutera à partir de mai 2021 pour une livraison programmée au cours du premier semestre de l’année 2023. Il développera une surface d’environ 5 000 m2 et permettra d’accueillir près de 1 200 étudiants.

Le bâtiment Robert Schuman

Ce site est dans sa configuration d’origine depuis le départ de l’EDHEC en 2010 et nécessite d’importants travaux de rénovation notamment au niveau des fenêtres et des installations électriques. Une extension à la verticale va être réalisée avec l’ajout 2 étages, la création d’une nouvelle entrée et de nouveaux escaliers. Ces travaux se dérouleront en 2 phases : la première démarre à la fin des examens de ce semestre et prendra fin cet été pour permettre une belle rentrée 2021 aux étudiants et équipes de la Faculté de Droit, sur les étages déjà existants.

Des travaux de rénovation intérieure suivront et seront étalés sur 3 à 4 années pour tenir compte e l’exploitation du site.

Le bâtiment Ste Philomène

Cette fois-ci c’est à l’horizontale que l’extension se fera : un bâtiment sur 4 niveaux, adossé à l’actuel bâtiment Ste Philomène, permettra d’accueillir une partie des équipes de la DGDS actuellement situées dans l’hôtel académique et d’étendre les surfaces des équipes de la DGS déjà présentes sur le site. Cette extension est la première opération en ossature bois…

La Biennale ECOPOSS : un futur souhaitable est possible !

Par Magali Lançon

La Biennale ECOPOSS, c’est une ambition : démontrer qu’un futur éthique et durable est possible. Un état d’esprit : oser l’éloge du futur. Et une promesse : que chaque visiteur reparte transformé, et s’engage davantage dans la transition écologique et sociétale.

La Biennale rassemblera 8 à 10 000 participants sur le Campus Vauban et ses lieux associés, et 30 à 50 000 à distance (Web, replay, streaming, TV, Radio), pour un moment inoubliable, une promenade inspirante et instruisante.

La Biennale ECOPOSS s’adressera à tous : familles, enfants, étudiants, retraités, enseignants, experts, chercheurs, entrepreneurs… Tous ces participants pourront visiter, s’informer, débattre, co-créer, voir, écouter et s’inspirer, déambuler librement…

Huit villages organisés par les écoles et les facultés offriront de multiples propositions : expositions, démonstrateurs, stands, présentations de projets, ateliers d’expérimentation et de créativité, master-class, conférences, débats, projections de film, performances artistiques, voyages apprenants…

La Biennale ECOPOSS accueillera aussi un salon du livre avec 80 auteurs, un festival du cinéma organisé avec « Fondation Imagine » de Frédérique Bedos, les rencontres annuelles des Semaines sociales de France et un espace Bayard (à confirmer) (Edition, presse, animation) ; au plan scientifique, les Rencontres internationales de prospective et un grand congrès scientifique international “éthique des data (titre provisoire)”.

Pendant la Biennale, les étudiants, les enseignants chercheurs, les entreprises partenaires, et vous tous, serez au cœur de l’événement pour donner votre vision des futurs souhaitables, montrer des réalisations, débattre et co-créer ces futurs souhaitables, impliquer les participants de la Biennale, guider les participants d’un voyage inspirant.

Tout au long de l’année universitaire 2021-2022, des projets pédagogiques et associatifs, des concours de créations audiovisuelles et littéraires jalonneront le chemin qui nous mène à la Biennale. Embarquez à bord d’ECOPOSS et rendez-vous fin octobre 2022 !

Le jardin botanique Nicolas Boulay

En entrant par la rue du Port, un Gingko Biloba majestueux nous accueille à droite de l’allée, tandis que s’étendent à gauche les plantes herbacées classées en fonction de leurs vertus thérapeutiques.

Ce jardin tient son nom du chanoine et professeur de botanique Nicolas Boulay (1837-1905) a qui fût confié, en 1883, la mission de doter l’Université Catholique de Lille, d’un jardin botanique indispensable aux études de pharmacie, de médecine et de sciences.

Inauguré en 1885, ce jardin occupait alors tout l’espace entre la rue Roland et l’actuel emplacement du bâtiment Robert Schumann. Il se composait de parcs, de champs d’expérience, d’un jardin médicinal, de serres, de bassins, d’une orangerie, de châssis et d’une zone réservée à l’élevage d’animaux.

Projet du jardin botanique – Collection du service Patrimoine et Archives de l’ICL
Collection du service Patrimoine et Archives de l’ICL

L’Abbé Boulay (…) fut un des précurseurs de la phytogéographie, en particulier pour les mousses, ainsi que de la paléobotanique. L’abbé Nicolas-Jean Boulay (1837-1905) fut professeur de botanique à la Faculté libre des Sciences de l’Université catholique de Lille dès 1875, puis doyen de cette Faculté.

Source : https://www.researchgate.net/publication/299559950_L’abbe_Nicolas-Jean_Boulay_une_etude_ecologique_des_mousses_et_des_ronces

Même si certains de ces espaces ont à présent disparu, ce jardin botanique reste un havre de paix et de nature, apprécié des étudiants, des salariés et des personnes du voisinage.

Depuis le début du mois d’avril des « Rendez-vous Nature » sur les thèmes de l’écologie et de la biodiversité vous y sont proposés, sur inscriptions, par la FGES. (renseignements auprès de Laëtitia Devigne)

Par Gwenaëlle Lionnet 13 avril 2021

Au Rizomm, une terrasse expérimentale nouvelle version

Par Lucas Laplante, étudiant en master en écologie opérationnelle (FGES)

Le Rizomm

Au travers d’un projet Pim’s (projet inter masters de la FGES), des étudiants travaillent sur un projet d’aménagement de la terrasse en trois espaces distincts : un espace atelier qui servira à préparer les expériences et stocker le matériel, un espace d’expérimentation pouvant accueillir les modules personnalisables et enfin d’un espace détente où se reposer en toute convivialité. 


En raison des mesures sanitaires et des cours en distanciel, le projet porté par les étudiants n’a pas encore vu le jour et la terrasse est pour le moment non aménagée. Malgré ce contexte particulier, un projet d’installation de jardin pourrait y voir le jour. Chaque usager du lieu, sera invité à participer à son entretien.


La terrasse n’est pas uniquement accessible aux étudiants du projet Pim’s. Si vous désirez les aider dans leur démarche ou y faire vos propres expérimentations, vous pouvez contacter Yohann ROGEZ, responsable du projet :  yohann.rogez@univ-catholille.fr

L’accès à cet espace est réglementé, il est accessible entre 8h et 18h après ouverture de la porte d’accès et suivant l’emploi du temps du responsable.

Crédit photo : Guillaume Leroy

Portrait d’un coach jardinier

Sur le toit du HangArt Créatif le 25 mars 2021

« Je m’appelle Henri-Pierre. Je suis un gars du Nord, fier de mes racines. J’ai cinquante ans et des brouettes. J’ai travaillé pendant 25 ans en entreprise, sur Villeneuve d’Ascq, où j’ai été formateur, animateur de séminaire, coach auprès de collaborateurs et d’équipes, dans les domaines des ressources humaines.

Il y a un an et demi, j’ai changé de cap et je suis revenu aux sources de mes études :  la nature et la protection de l’environnement.  J’ai passé une année en maraichage bio à Houplines et obtenu un Brevet Professionnel de Responsable agricole à Genech. Cela a été l’occasion de m’investir encore plus dans mon potager que je bichonne depuis 10 ans, en faisant encore plus attention à la biodiversité, la terre, les plantes … et en prenant toujours autant de plaisir d’être à l’air libre et les mains dans la terre. C’est une passion.

Quoi de plus chouette, pour moi, aujourd’hui que de concilier mes différentes expériences pour vous accompagner, co-construire des moments ensemble, tout en prenant soin d‘un potager, à faire vivre. De belles aventures en perspective pour cette nouvelle saison, je vous attends avec beaucoup de plaisir »

Coach jardinier, Henri-Pierre accompagnera chaque jeudi un groupe de salariés sur la création d’un potager collectif pour partager toutes les compétences et les notions nécessaires à la gestion d’un tel “outil” au fil des saisons.

Ce projet bénéficie d’un appui du comité RSU*

Pourquoi un potager sur le lieu de travail ?

  • Pour créer du lien social :

Comment ? En offrant un nouveau lieu en extérieur où il est possible de dialoguer, de rencontrer et d’échanger avec des collègues ;

  • Pour rapprocher l’humain de la nature par des temps de pause.

Comment ? En prenant soin des plantes, en arrosant les fleurs, en semant, etc.

  • Pour permettre de se ressourcer sur son lieu de travail, de relâcher la charge mentale et retourner au bureau l’esprit renouvelé.

Comment ? La simple vue des plantes produirait un effet bénéfique sur le corps.

“Une étude anglaise montre qu’une immersion dans un jardin présentant une grande diversité d’espèces végétales améliore les capacités cognitives.” La Théorie des Environnements Restaurateurs d’Attention soutenue par Rachel Kaplan (chercheuse en psychologie environnementale) apporte une explication. Elle suppose que des espaces naturels riches en biodiversité mettent au repos notre attention volontaire, et engage une autre forme d’attention, involontaire, qu’elle appelle la « fascination ». Le repos mental ainsi procuré par une immersion dans une nature foisonnante, améliore nos capacités de réflexion et de prise de recul.

De plus “Les travaux de Roger S. Ulrich et Robert F. Simons en 1991 ont démontré que le fait d’observer des plantes conduisait à une baisse de niveau de stress mesurée par des changements physiologiques rééquilibrage du rythme cardiaque, baisse de la pression artérielle et de la tension musculaire. Cette amélioration apparaît dans les 4 à 6 minutes qui suivent le contact visuel avec le végétal.”

  • Pour prendre du temps pour soi.

Comment ? En s’accordant du temps dans l’apprentissage d’une nouvelle discipline : le jardinage avec un coach qui permettra de stimuler nos 5 sens :

La vue : observer et admirer les couleurs des plantes, etc. ;

Le toucher : émietter la terre, tenir les graines, des plus petites aux plus impressionnantes, des plus douces aux plus rugueuses ;

L’odorat : le parfum des fleurs du potager, des plantes aromatiques… ;

Le goût : après le plaisir de l’entretien et de la gestion du potager place à la récolte et à la dégustation de ses productions ;

L’ouïe : le vrombissement des abeilles et autres pollinisateurs sans qui tout ceci n’existerait pas !

* le Comité RSU, animé par le Vice-Recteur en charge de la Responsabilité Sociétale d’Université, réunit les directions des services de l’ICL (DGS, DGDS, DPI, DRH, DMG, DSI…) pour mettre en œuvre des équipements et de nouveaux services de mobilité, de gestion énergétique des bâtiments, de gestion des déchets ou encore sur la biodiversité. Le tout notamment dans le cadre de Live TREE, avec une vocation pédagogique ou expérimentale. Le comité est à l’écoute des porteurs de projets qu’il peut accompagner pour faciliter de nouvelles innovations.

Sources :

https://www.cielmonradis.com/blog/jardiner-au-bureau-pour-mieux-travailler/#:~:text=Les%20travaux%20d’Ulrich%20et,et%20de%20la%20tension%20musculaire ;

https://link.springer.com/chapter/10.1007/978-1-4613-3539-9_4 ;

https://www.sciencedirect.com/science/article/abs/pii/0272494495900012 ;