Début avril, l’Association d’Entraide Universitaire a troqué son acronyme pour une nouvelle identité. L’AEU est devenu All, tous les services de la vie étudiante. Plus facile à prononcer par nos étudiants internationaux, le All signifie à la fois « tout » et « tout le monde » en anglais.En français, le « hall » dont il partage la prononciation, partage aussi le sens premier du mot : un lieu servant d’entrée et d’accès. Le All étant, en effet, un accès à tous les services de la vie étudiante.
Vendredi 3 avril, les équipes du All se sont mobilisées pour aller distribuer de la nourriture dans toutes les résidences universitaires encore occupées.
Les denrées alimentaires qui ont été distribuées sont celles que le All resto ne peut utiliser pendant la fermeture du restaurants universitaire. Alors, pas de gaspillage, elles ont fait route vers nos étudiants !
Cette semaine, une nouvelle distribution est organisée, afin que chaque étudiant encore en résidence bénéficie de nourriture pour environ 15 jours. Le All s’assure ainsi le maintien d’une de ses missions principales : permettre aux étudiants de s’alimenter.
Accompagnement
Depuis le début du confinement, nous faisons tout pour maintenir le lien avec nos étudiants encore en résidence grâce à différents canaux de communication. Un questionnaire a été envoyé à chacun d’eux, afin de mieux cerner leurs conditions de vie.
Dans ce questionnaire, nous leur demandons comment ils vont, s’ils sont en capacité de travailler correctement, s’ils peuvent aisément joindre leurs familles…
Les résultats ont mis en lumière les difficultés de certains, et nous ont rassuré sur le bien-être d’autres.
90% d’entre eux ont répondu, nous permettant une analyse au plus proche de la réalité !
23% ont mis en exergue des difficultés d’accès au réseau internet, ce que le service technique a rapidement su expliquer et corriger.
Près de 30% ont mentionnés des problèmes liés à l’alimentation (finances, accès, disponibilité…) ce chiffre nous a conforté dans la volonté d’accompagner les étudiants sur le sujet alimentaire.
Accompagnement, conseil et diffusion en direct ; le MediaLab s’adapte au confinement !
Depuis le 16 Mars et les mesures de restriction mises en place par le gouvernement face à lacrise sanitaire, le MediaLab adapte et poursuit ses missions : maintien des programmes de Radio UCLille, déploiement de deux studios délocalisés, accompagnement pédagogique et mise en place d’un service d’assistance à la création audio/vidéo.
La radio, un média historiquement utile en période de crise
Parce qu’en cette période singulière, la radio reste l’un des meilleurs moyens de maintenir le lien, Radio UCLille a créé Home Office, un rendez vous mis en place dès le début du confinement et qui restera actif aussi longtemps que ce dernier durera.
Chaque vendredi, en direct de 14h à 16h, Julien Castagnoli et Meghann Marsotto, accompagnés des étudiants/acteurs de l’antenne, proposent à tous de se retrouver autour d’une antenne ouverte.
C’est une émission d’échanges, d’infos et de débats dans laquelle tous les étudiants, enseignants, personnels de l’université et auditeurs de Radio UCLille sont invités à venir s’exprimer pour parler de leur quotidien « à la maison » leur expérience des cours à distance, des meilleures séries pour passer le temps (ou celui des enfants), de leur (dure) vie sans la ligue 1, leurs recettes de cuisine maison, ou encore leurs routines et astuces pour mieux vivre le confinement.
Pour passer à l’antenne, participer à l’émission, rien de plus facile ; il suffit d’envoyer à tout moment un sms avec les noms et prénoms au 07.860.243.03
Une vingtaine d’émissions … et de nouvelles créations !
Du Lundi au Vendredi, retrouvez Meghann Marsotto en direct dès 9h avec l’émission Les Bonnes Sorties. Radio UCLille joue, à travers ce programme quotidien, son rôle de défricheuse de talents en sélectionnant, pour vous, le meilleur des nouveautés musiques actuelles. Éclectisme, infos pratiques et bonne humeur sont la recette de ce réveil dynamique pour entamer votre journée en pleine forme et détendu!
Les étudiants et autres intervenants de la radio se sont également mobilisés … et expriment toute leur créativité ! Ils continuent de proposer leurs programmes mais sont aussi à l’origine de nouveaux rendez-vous comme 100% séries (le samedi). Depuis le début du confinement, Radio UCLille propose plus d’une vingtaine d’émissions, mais d’autres créations étudiantes vont venir compléter la grille des programmes. Toutes les émissions sont également disponibles en réécoute, juste après leur diffusion sur www.RadioUCLille.com
Poursuite de l’accompagnement pédagogique, création d’une cellule conseil et assistance
Le MediaLab poursuit, pour tous les enseignants, dans le cadre d’un travail pédagogique initialement défini et nécessitant l’usage d’outils du service, son accompagnement. Le but est de maintenir les objectifs de l’enseignant tout en adaptant la réalisation des travaux selon les contraintes que le confinement engendre.
Enfin, dans le cadre du plan de continuité pédagogique, suite aux directives gouvernementales face à l’épidémie de Covid-19, Le MediaLab a mis en place une cellule conseil et assistance, en complément des différents dispositifs existants.
Il s’agit de permettre à tous, que ce soit les enseignants souhaitant enrichir leurs interventions à distance par des contenus multimédias, ou tout autre membre du personnel ayant des besoins dans ce domaine, de bénéficier de l’expertise du MediaLab, d’être conseillés et accompagnés dans leurs démarches.
En fonction des objectifs et outils à disposition (ordinateur, smartphone, caméra, appareil photo, dictaphone), le MediaLab propose les meilleures solutions et une assistance à la création, afin d’optimiser le temps et la qualité de la production.
Pour en bénéficier, il suffit de solliciter le MediaLab par mail (medialab@univ-catholille.fr) pour prendre rendez-vous avec un membre de l’équipe.
Contacts : Julien CASTAGNOLI Responsable du MediaLab Enseignant en Journalisme, Radio et Rhétorique 07.86.02.43.03 julien.castagnoli@univ-catholille.fr
Nous vivons des heures bien particulières, pendant lesquelles l’université essaye du mieux possible de poursuivre sa mission, tellement signifiante en ce temps de crise. C’est au cœur de cette situation, qu’éclatera dans quelques heures la Bonne Nouvelle de Pâques ! D’habitude la fête de Pâques est l’occasion de rassemblements familiaux, de belles célébrations, de repos après une période scolaire souvent chargée. Rien de tout cela cette année. Physiquement isolés, nous vivrons cette fête sans nous rassembler alors que c’est la nature même de l’Eglise que d’être « assemblée » (ekklesia en grec est à l’origine du mot « Eglise »).
Au milieu de notre inquiétude, fleurissent pourtant, de nombreux élans de solidarité et je suis témoin de belles initiatives de la part de ceux qui sont au service des malades comme de ceux qui sont confinés, j’entends aussi que pour certains cette solitude est l’occasion d’approfondir une vie intérieure laissée en jachère.
Malheureusement, le positif que nous voyons ne nous console pas du négatif que nous subissons. C’est la nuit de Pâques, que nous traverserons, qui viendra éclairer d’une lumière nouvelle le sens de tout cela. Ce jour-là il n’y aura pas d’assemblée, mais l’Eglise sera là, l’Eglise du Ressuscité. Chacun confiné chez soi, mais faisant partie de la grande famille de ceux qui croient que la vie a vaincu et que si la mort gagne encore quelques « batailles » elle a déjà perdu la « guerre ».
Pâques est la fête de l’Espérance, elle nous pousse à la partager au monde entier. C’est elle qui nous fait agir et qui nous fait prier.
La Maison des Aidants, plateforme de répit de l’association Centre-Feron est engagée, au côté des services de l’Etat, dans la coordination de l’entraide auprès des personnes isolées. A travers sa plateforme numérique sécurisée, elle organise la Solidarité Citoyenne d’Aide Locale Aux Aidants (La SCALAA). Ce site internet (https://www.lascalaa.fr), développé par Wello®, permet à une personne isolée ou accompagnant une personne en perte d’autonomie (personnes âgées et/ou en situation de handicap) de bénéficier gratuitement d’un soutien téléphoniqueou d’une aide aux courses grâce au réseau de bénévoles Scalaa.
Déployé sur la Métropole de Lille, ce dispositif, proposé par la Fédération des plateformes de répit, est déjà disponible sur de nombreux autres secteurs des Hauts-de-France tels que (Béthune, Cambrai, Carvin, Douai, Lens, Montdidier, …).
Une plateforme très simple d’utilisation La demande d’aide peut être effectuée directement sur le site ou via un des administrateurs de la Scalaa pour les personnes non connectées. Une fois en ligne un des bénévoles du réseau se positionne et se met en relation avec la personne isolée.
Une plateforme sécurisée Les bénévoles du réseau sont inscrits après avoir passé un entretien téléphonique et avoir justifié de leur identité. Ils reçoivent un kit numérique leur indiquant les recommandations sanitaires, les règles pour effectuer des courses pour autrui en toute sécurité et un guide d’entretien téléphonique. Les bénévoles peuvent solliciter les psychologues des plateformes de répit.
Des retours encourageants Adaptée spécifiquement durant le confinement pour des aides aux courses et du soutien téléphonique, les contacts sont bénéfiques autant pour les personnes aidées que pour les bénévoles : « Je me dis que le confinement a ça de positif que de nous donner l’occasion de nous rendre accessible à l’Autre, d’aller à sa rencontre … » « Une belle chaleur humaine se dégage malgré le mètre de protection qui nous sépare. »
Les plateformes de répit (PFR), sont des lieux d’information, de formation, de soutien psychologique, de resocialisation et de répit ouvert aux aidants familiaux accompagnant un proche en perte d’autonomie de plus de 60 ans, sans condition d’âge pour les proches souffrant de maladie d’Alzheimer ou de maladies apparentées, de maladie de Parkinson ou de sclérose en plaques. Retrouver la PFR la plus proche de chez vous sur : https://soutenirlesaidants.fr
Jimmy, alias DJ Belette, a décidé d’utiliser son talent et sa passion pour réconforter ses voisins du quartier Humanicité, ils nous en dit quelques mots…
Bonjour Jimmy ! Qui es tu et comment t’es venue cette passion pour le mixage ?
Je m’appelle Jimmy, j’ai 24 ans et je vis au Centre Hélène Borel à Humanicité. Depuis 2 ans, j’ai une véritable passion pour le mixage. J’ai commencé pour m’amuser avec un petit contrôleur, puis je me suis passionné pour cette pratique : j’ai appris en observant les autres DJs. J’ai donc décidé d’acheter un deuxième contrôleur, plus important, et j’ai continué à me perfectionner. Le contrôleur est une machine qui sert à enchaîner les morceaux. Je sors beaucoup en boîte, cela m’aide à me perfectionner. Je connais le monde de la nuit, j’ai pas mal d’amis dans le milieu qui m’aident et me conseillent pour apprendre les différentes techniques.
Quelles sont tes expériences de mixage en live
J’ai mixé une fois pour un avant-match du Losc au stade Pierre Mauroy, et dans des cafés ou boîtes à Lille. Une fois par mois je fais également un mix thématique dans un EHPAD de Lille. A Humanicité j’ai déjà mixé lors de plusieurs événements : le vide-grenier, la fête des voisins… Depuis le confinement, je mixe quotidiennement pour le foyer, dans le jardin, lorsque la météo le permet.
Et maintenant depuis ton balcon ?
Oui ! Toujours dans le cadre du confinement, j’ai eu l’idée de mixer depuis mon balcon, afin de faire profiter mes voisins. Je propose cela une fois par semaine, le vendredi. Je fais cela aussi pour féliciter et encourager les personnes mobilisées dans les établissements voisins, et plus particulièrement le Centre Hélène Borel. Je souhaite faire cela une fois par semaine, j’ai eu de bons retours de la première session, même si les personnes qui sont trop loin de mon balcon n’entendent pas la musique ! Je réfléchis aussi à accompagner les applaudissements un vendredi soir entre 20h et 20h30 avec ma musique.
Quel type de musique affectionnes-tu ?
Je suis plutôt passionné par l’électro, mais je suis ouvert et je m’adapte. Je peux passer des musiques des années 70, 80, 90 ou 2000. Vendredi dernier j’avais également sélectionné des musiques pour rendre hommage aux personnes qui travaillent encore pour nous aujourd’hui, comme la chanson de Jean-Jacques Goldman.
Dans notre Université, nos établissements de santé sont particulièrement mobilisés dans la crise qui nous touche.
Les écoles Santé / Social, comme pour tous nos étudiants, sont passées en virtuel et ils sont suivis par les formateurs.
S’ajoute à cela le fait qu’ils peuvent être appelés, pour les plus formés d’entre eux, à renforcer les équipes hospitalières et médico-sociales, y compris dans le contexte de ce que l’on nomme « réquisition ».
Nos hôpitaux de Saint Philibert à Lomme, Saint Vincent de Paul à Lille et Sainte Marie à Cambrai ont « armé » (c’est le terme actuellement utilisé) des lits de réanimation et de soins intensifs, tandis que de nombreux services ont été libérés pour accueillir des patients atteints du Covid-19.
Les personnels sont prêts ou se forment complémentairement pour les actes les plus invasifs dans les soins aux patients porteurs du virus, notamment en réanimation.
La montée de la vague épidémique se fait progressivement en Hauts-de-France, ce qui nous permet de bien faire face à cette montée en charge.
Toutes les catégories de personnels sont impliquées et à l’œuvre.
Dans nos EHPAD, nous sommes bien entendu inquiets pour nos personnes âgées au sein des 500 lits dont nous avons actuellement la charge.
Les personnels sont courageux, même s’ils s’inquiètent à plusieurs titres : comment ne pas faire pénétrer le virus dans nos EHPAD ? Comment bien s’occuper de nos résidents âgés désormais confinés ? Comment aussi ne pas ramener le virus au sein des familles, des soignants et des personnels ?
De belles initiatives se déploient aussi. En voici quelques illustrations :
Tout un travail avec nos entreprises partenaires et le réseau patiemment tissé par l’Université Catholique de Lille pour obtenir du gel hydroalcoolique, des masques, des blouses et des surprotections vestimentaires pour les personnels…
Merci à tous, du fond du cœur, car il y va de l’enjeu de sauver des vies.
Un groupe d’étudiants d’ESPOL rédige des courriers à destination de nos résidents âgés pour leur envoyer un rayon de lumière et de joie.
Des étudiants de notre Institut Social s’engagent gracieusement et volontairement pour aller garder à domicile les enfants de nos personnels soignants.
Une entraide est à l’œuvre entre nos hôpitaux et nos EHPAD.
Une cellule de soutien psychologique aux soignants est activée en lien avec la Maison des Aidants, les Ateliers d’Innovation Sociétale Saint Antoine à Moulins, les étudiants master 2 en psychopathologie clinique et leurs enseignants-chercheurs en FLSH.
Une cellule de soutien aux questions et décisions éthiques se met en place en lien avec nos établissements de santé, la théologie, le labo ETHICS et le Centre d’Ethique Médicale, …
À côté des drames et souffrances, nous apportons nos compétences, notre activité et notre pleine contribution régionale aux soins et au sauvetage des vies humaines.
Les solidarités et les partages se multiplient.
Nous sommes en lien chaque jour avec détermination et Espérance.
Dans cette période de
confinement, nous ressentons peut-être plus finement qu’il est difficile de
trouver la sérénité, d’avoir des pensées positives ou de ne pas céder au
stress. Que l’on soit seul(e) ou en famille, cette situation génère un climat
particulier qui peut entrainer un sentiment d’inconfort ou de mal-être. Le
climat ambiant (informations) propage une sorte de second virus :
l’anxiété.
Etienne de Boisredon anime depuis
plusieurs mois des séances de méditation de pleine conscience (notamment basée
sur la réduction du stress), et dans le cadre du confinement, ces séances sont
praticables de chez soi sous forme de réunion via l’application Teams.
« La pleine conscience, ou Mindfulness en Anglais est un état de
conscience pendant lequel l’attention est ancrée sur l’instant présent de façon
calme, lucide et objective, et sans jugement. »
« Il s’agit d’apprendre à
accepter et gérer les événements de la vie (et notamment la réduction du stress
et de la douleur) en se connectant à soi-même
tout « simplement » ».
Pratiquées dans un contexte
laïque et accessible à tous,
« débutants bienvenus », ces séances
ne nécessitent aucune aptitude particulière si ce n’est un rendez-vous
préliminaire durant lequel Etienne vous expliquera ce qu’est et ce que n’est pas la
méditation pleine conscience, en
quoi cela consiste et quels en sont les enjeux et les bénéfices, et les précautions
associées.
Si vous souhaitez vous joindre à ces ateliers de méditation, contactez Kelly LYS à l’adresse suivante: kelly.lys@univ-catholille.fr
Ne voulant pas encombrer nos connexions à distance (si utiles en ce moment) par de longs messages, je ferai court.
Nous sommes une communauté universitaire qui fait face à une crise sans précédent dans sa nature. Je dois vous dire que je suis aujourd’hui encore plus fier d’en être le Président. La mobilisation en premier lieu dans nos hôpitaux et nos maisons de retraite par le personnel soignant et d’accompagnement est exemplaire. Elle me remplit d’admiration et de gratitude.
Dans tous les autres domaines, la continuité pédagogique, le suivi de chaque étudiant ou collaborateur dans la difficulté aussi bien dans nos résidences avec l’AEU qu’à l’international, ou encore dans nos « classes virtuelles » est lui aussi exemplaire et le résultat d’une mobilisation de chacun en conformité avec notre ADN : « Chaque personne en difficulté est importante quel que soit son âge, son origine, son statut ».
Je veux aussi saluer l’engagement des cadres et des dirigeants qui ont tout fait pour assumer à leur niveau le maximum de décisions et de responsabilités afin de ne pas être dans un engorgement des demandes d’arbitrage. La pyramide des initiatives et des responsabilités a joué à plein. Cet aveu pour un porteur comme moi du « maillé coopératif » est une des conséquences de ce que nous vivons. En cas de crise la pyramide reste un moyen sûr à condition que chacun connaisse bien sa délégation et informe la communauté de ce qu’il fait et décide.
Nous sortirons tous grandis de cette épreuve, car nous aurons pris conscience, (ce qu’on avait peut-être eu tendance à oublier), que l’Homme est grand quand il se donne à des valeurs qui le tirent au-dessus de lui-même. Il devient simplement une Personne.
Merci encore à chacune des Personnes de notre communauté.