Message du Père Charles-Marie Rigail

Nous vivons des heures bien particulières, pendant lesquelles l’université essaye du mieux possible de poursuivre sa mission, tellement signifiante en ce temps de crise. C’est au cœur de cette situation, qu’éclatera dans quelques heures la Bonne Nouvelle de Pâques ! D’habitude la fête de Pâques est l’occasion de rassemblements familiaux, de belles célébrations, de repos après une période scolaire souvent chargée. Rien de tout cela cette année. Physiquement isolés, nous vivrons cette fête sans nous rassembler alors que c’est la nature même de l’Eglise que d’être « assemblée » (ekklesia en grec est à l’origine du mot « Eglise »).

Au milieu de notre inquiétude, fleurissent pourtant, de nombreux élans de solidarité et je suis témoin de belles initiatives de la part de ceux qui sont au service des malades comme de ceux qui sont confinés, j’entends aussi que pour certains cette solitude est l’occasion d’approfondir une vie intérieure laissée en jachère.

Malheureusement, le positif que nous voyons ne nous console pas du négatif que nous subissons. C’est la nuit de Pâques, que nous traverserons, qui viendra éclairer d’une lumière nouvelle le sens de tout cela. Ce jour-là il n’y aura pas d’assemblée, mais l’Eglise sera là, l’Eglise du Ressuscité. Chacun confiné chez soi, mais faisant partie de la grande famille de ceux qui croient que la vie a vaincu et que si la mort gagne encore quelques « batailles » elle a déjà perdu la « guerre ».  

Pâques est la fête de l’Espérance, elle nous pousse à la partager au monde entier. C’est elle qui nous fait agir et qui nous fait prier.

Bonne fête de Pâques, Il est Ressuscité ! ​

Père Charles-Marie Rigail

Aumônier de l’université